Voilà quelques semaines, l'idée des deux grands référendums proposés par Nicolas Sarkozy dans les pages du figaro magazine m'avaient étonnés. Je ne comprenais pas l'intérêt de proposer des référendums à l'heure où l'on peut simplement établir un programme et le mettre en œuvre si on est élu. Ce matin, j'ai appris en différé, faute de me trouver devant mon poste hier soir, pourquoi notre Président actuel et tout neuf candidat souhaitait ces consultations nationales:

J’ai vu au début là, quand j’ai fait cette proposition-là, oh là, là, tout le monde était contre. Mais c’est tellement simple ! On tourne en rond, entre gens qui se connaissent, on parle le même langage et on se met d’accord pour que rien ne change. Chaque fois qu’il y aura blocage, je ferai trancher le peuple français.

Nicolas Sarkozy - Entretien au 20h de TF1 - le 15 février 2012

Oui, je sais, c'est beau comme du Proust de comptoir, là n'est pas le sujet. C'est plutôt le sens de cette phrase que je cherche à comprendre. Ainsi, il y aurait eu des blocages, qui auraient empêcher certaines réformes lors du premier quinquennat. Un blocage populaire ? Que nenni, il s'agirait de gens qui se connaissent. On ne peut imaginer qu'il parle des députés UMP tout de même, même s'il leur arrivent de être très assidus pour voter les idées de leur ancien chef de parti. Mais qui donc notre cher candidat visait-il ? En procédant par élimination, je ne vois donc que le conseil constitutionnel, qui a à plusieurs reprises renvoyés dans les cordes les textes mal fagotés de la majorité parlementaire pour cause d’inconstitutionnalités.

À mot couvert, le président nous explique donc que le but de son mandat est d'empiéter sur la constitution, en s'appuyant sur le peuple. S'appuyer sur un peuple en temps de crise, avec à titre d'exemple, deux sujets qui stigmatisent une parti des gens présents sur le territoire (les chômeurs et les étrangers), j'avoue que ça m'inquiète, bien plus que de savoir où le président est allé chercher son image de campagne.