Le parlement à voté aujourd'hui l'amendement "serre-tête". Cet amendement, porté par le député Jean Sarkozy, vise à obliger les femmes aux cheveux longs à les attacher dans les lieux publics. Cet amendement vise à interdire cette pratique de plus en plus répandue des femmes musulmanes de France qui consiste à utiliser leurs cheveux pour se cacher le visage. Cette proposition, dénoncée par l'opposition verte, est vue comme une réponse aux discours offensifs du chef de l’État sur le sujet.

L'amendement complète donc la loi SAVIEN (savoir vivre ensemble), qui encadre les comportements gênants dans les lieux publics. Prohibant pour des raisons d'hygiènes et de santé publique la mastication de chewing-gum dans les transports en commun et interdiant tout couvre-chef dans les villes de plus de 20.000 habitants pour des raisons de sécurité.

Jean-François Coppé interrogé sur le sujet en marge du G20, s'est déclaré content que l'initiative gouvernementale soit soutenue par le parlement, signalant que tout initiative visant à améliorer les conditions de vie de la communauté devait être accueillie avec enthousiasme.

Dépêche AFP fictive du 12 janvier 2020.

Ce petit bout de politique fiction pour dire toute la gêne qui est la mienne face à la loi sur "le voile intégral". Bien sûr je préfère voir les gens que de les deviner derrière le tissus mais est-ce que cela atteint ma liberté ? Non. Je ne suis pas moins libre parce que ces femmes ne se montrent pas.

Oui, il s'agit d'un signe d'avilissement vis-à-vis de la religion ou de leur communauté. Oui, cela me dérange mais dois-je pour autant espérer que cela soit interdit ? J'ai vu il y a quelques temps un moine porter des sandales en hiver, est-ce moins ou plus choquant ? Est-ce qu'elles seront plus libres sans ce voile ? Si non, comme je le pense, ne doit-on pas réfléchir à attaquer le problème sous un autre angle ?

Une femme musulmane voilée intégralement qui se promène ne ville est-elle moins libre qu'une femme sans religion, vivant à la campagne sans emploi ni moyen de locomotion, dépendante de son mari et condamnée à élever ses enfants ?

Où fixe-t-on les limites des domaines où l'on doit légiférer quand on commence à interdire des comportements non dangereux, qui n'altèrent pas les libertés des autres et qui ne portent pas atteintes à l'ordre public ?