On reconnaît ses amis à ce qu'ils acceptent de faire pour vous. Aujourd'hui, l'Allemagne est décidément la grande amie de la France. Accepter de célébrer l'amitié un jour de défaite, il faut une certaine grandeur pour le faire, bien plus que pour proposer une célébration un jour de victoire. Quelle belle date, le 11 novembre, un temps qui invite à la fête, le début de la fin d'une guerre qui sera rondement mené. Car le 11 novembre, c'est tout de même le début de ce qui nous mènera au traité de Versailles, qui fera reposer tout le poids de la paix sur les épaules sur l'Allemagne, ce qui contribuera sans aucun doute à créer un terrain propice au développement de l'extrémisme. Tout cela, les allemands nous l'ont pardonné en acceptant de venir fêter avec nous cette défaite, qui était également la défaite d'un monde occidental incapable de faire la paix sans humilier le peuple perdant.

Pour tout cela, je remercie nos amis allemands. J'avoue avoir un peu honte à mon identité nationale quand j'explique à mes collègues allemand que nous avons choisi cette date, je devrais peut être aller le dire en préfecture.