Depuis quelques semaines, les médias reprennent régulièrement l'image d'une majorité parlementaire très critiques vis à vis de l'action gouvernementale (et donc présidentielle). Étonnant pour un parti réputé pour une certaine discipline et étudiant minutieusement sa communication. Cherchons alors des explications autre que celles très officielles de la fronde parlementaire.... et relativisons, car la fronde en question se résume à quelques propositions isolées et non reprise lors des votes.

Quels sont les hypothèses ? Depuis quelques temps, l'exécutif tient une ligne qui semble mal accepté, y compris par une partie de son propre camp (arbitrage budgétaire, nominations, népotisme, grogne de certains secteurs d'activité, en bref, c'est l'auberge espagnole de l'insatisfaction). Dans quelques mois il y a les régionales, élection locale, qui comporteront malgré tout nécessairement une part d'évaluation de la politique gouvernementale.

Supposons maintenant que, partant de ces hypothèses, on souhaite minimiser l'impact du mécontentement lors de ce scrutin. Une des solutions envisageable est de mettre en place une certaine distance entre le pouvoir national et le pouvoir local, faire comprendre que les personnes de terrain sont proches des électeurs et ne soutiennent pas forcément des décisions nationales. Coup double : vous êtes content de la politique nationale, votez pour nous ; vous êtes mécontents, nous ausis, votez aussi pour nous.

Reste que les représentants locaux ne sont pas assez audible. Par contre, les députés, qui sont élus localement, sont presque parfaitement placés pour faire passer le message. Presque ? Oui car malgré tout, l'aspect minoritaire de la fronde minimise son impact. Il faudrait pour lever les doutes trouver un sujet où le gouvernement pourrait offrir une victoire aux députés. Les banques pourraient payer les services rendus sur l'autel de la communication pour les régionales.