L'avis de Nicolas B.

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jeudi 16 février 2012

La tranche forte

Voilà quelques semaines, l'idée des deux grands référendums proposés par Nicolas Sarkozy dans les pages du figaro magazine m'avaient étonnés. Je ne comprenais pas l'intérêt de proposer des référendums à l'heure où l'on peut simplement établir un programme et le mettre en œuvre si on est élu. Ce matin, j'ai appris en différé, faute de me trouver devant mon poste hier soir, pourquoi notre Président actuel et tout neuf candidat souhaitait ces consultations nationales:

J’ai vu au début là, quand j’ai fait cette proposition-là, oh là, là, tout le monde était contre. Mais c’est tellement simple ! On tourne en rond, entre gens qui se connaissent, on parle le même langage et on se met d’accord pour que rien ne change. Chaque fois qu’il y aura blocage, je ferai trancher le peuple français.

Nicolas Sarkozy - Entretien au 20h de TF1 - le 15 février 2012

Oui, je sais, c'est beau comme du Proust de comptoir, là n'est pas le sujet. C'est plutôt le sens de cette phrase que je cherche à comprendre. Ainsi, il y aurait eu des blocages, qui auraient empêcher certaines réformes lors du premier quinquennat. Un blocage populaire ? Que nenni, il s'agirait de gens qui se connaissent. On ne peut imaginer qu'il parle des députés UMP tout de même, même s'il leur arrivent de être très assidus pour voter les idées de leur ancien chef de parti. Mais qui donc notre cher candidat visait-il ? En procédant par élimination, je ne vois donc que le conseil constitutionnel, qui a à plusieurs reprises renvoyés dans les cordes les textes mal fagotés de la majorité parlementaire pour cause d’inconstitutionnalités.

À mot couvert, le président nous explique donc que le but de son mandat est d'empiéter sur la constitution, en s'appuyant sur le peuple. S'appuyer sur un peuple en temps de crise, avec à titre d'exemple, deux sujets qui stigmatisent une parti des gens présents sur le territoire (les chômeurs et les étrangers), j'avoue que ça m'inquiète, bien plus que de savoir où le président est allé chercher son image de campagne.

mercredi 21 octobre 2009

La stratégie de la scission

Depuis quelques semaines, les médias reprennent régulièrement l'image d'une majorité parlementaire très critiques vis à vis de l'action gouvernementale (et donc présidentielle). Étonnant pour un parti réputé pour une certaine discipline et étudiant minutieusement sa communication. Cherchons alors des explications autre que celles très officielles de la fronde parlementaire.... et relativisons, car la fronde en question se résume à quelques propositions isolées et non reprise lors des votes.

Quels sont les hypothèses ? Depuis quelques temps, l'exécutif tient une ligne qui semble mal accepté, y compris par une partie de son propre camp (arbitrage budgétaire, nominations, népotisme, grogne de certains secteurs d'activité, en bref, c'est l'auberge espagnole de l'insatisfaction). Dans quelques mois il y a les régionales, élection locale, qui comporteront malgré tout nécessairement une part d'évaluation de la politique gouvernementale.

Supposons maintenant que, partant de ces hypothèses, on souhaite minimiser l'impact du mécontentement lors de ce scrutin. Une des solutions envisageable est de mettre en place une certaine distance entre le pouvoir national et le pouvoir local, faire comprendre que les personnes de terrain sont proches des électeurs et ne soutiennent pas forcément des décisions nationales. Coup double : vous êtes content de la politique nationale, votez pour nous ; vous êtes mécontents, nous ausis, votez aussi pour nous.

Reste que les représentants locaux ne sont pas assez audible. Par contre, les députés, qui sont élus localement, sont presque parfaitement placés pour faire passer le message. Presque ? Oui car malgré tout, l'aspect minoritaire de la fronde minimise son impact. Il faudrait pour lever les doutes trouver un sujet où le gouvernement pourrait offrir une victoire aux députés. Les banques pourraient payer les services rendus sur l'autel de la communication pour les régionales.

mercredi 14 octobre 2009

Au dessus des soupçons

Koz tente un parallèle bref mais audacieux, entre Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy. Non, le lien entre les deux n'est pas que le second pourrait être l'amant du premier (ou vice-versa), que vous êtes taquin ! Non, pour Koz, les deux se sont mis dans une situation où ils s'exposaient au soupçon. De profiter du nom de sa famille pour l'un, de complaisance envers un acte pédophile du fait de ses mœurs pour l'autre (je vous laisse à titre d'exercice retrouvé qui est soupçonné de quoi, attention, on pourrait croire qu'il y a un piège).

Koz le dit lui même : un politique n'écartera jamais tout soupçon. Mais il lui appartient de ne pas lui donner prise. Ne pas donner prise… Revenons au cas Mitterrand, si j'ai trouvé sa défense de Polanski contestable, j'ai trouvé honteux le procès fomenté sur des écrits sortis de leur contexte et instrumentalisés. L'action était contestable, les arguments pour demander la démission aussi. Frédéric Mitterrand est donc resté et c'est tant mieux. Même si ses choix (notamment pour la défense de l'industrie culturelle) peuvent être discutés, sa connaissance de la culture lui donne un crédit qui a même pu servir à justifier son soutien à Polanski. Faire le raccourci entre le tourisme sexuel et la pédophilie est indigne de tous ceux qui ont utilisé cet argument (et j'avoue ma déception devant le nombre de personnalité de gauche ayant relayé ce discours).

Regardons ce que l'on reproche à Jean Sarkozy maintenant. Ne parlons pas de la légitimité (au sens premier, celui du respect du droit) : la nomination de Sarkozy fils à la présidence de l'EPAD est tout à fait légale, et (heureusement) il n'a pas fallu légiférer en urgence pour le permettre. On pourrait disserter sur le confort assuré au jeune Jean lors de ce scrutin, mais évitons les polémiques inutiles.

Le choix de Jean Sarkozy est-il pour autant souhaitable pour la société ? Est-ce le meilleur choix si l'on évalue les qualités des différentes personnes pouvant être nommé à ce poste ? N'y a-t-il personne qui pourrait être intéressé par cette fonction et qui maitriserait mieux les dossiers qu'un jeune élu, qui n'a aucun diplôme et qui devrait plutôt songé à son avenir professionnel ? Ici, les critiques sont celles des compétences et de l'expérience. On peut regarder les faits sans connaitre le nom de l'intéressé, sans connnaître sa vie privée et douter.

Frédéric Mitterrand pouvait de bonne foi penser qu'il serait juger en tant qu'homme politique, sans que l'on juge ses actions en tant que ministre en fonction de son comportement privé. Peut être également que Jean Sarkozy a pensé que cela ne choquerait personne qu'un jeune de 23 ans, étudiant et entourés de politiques chevronnés soit désigné pour prendre la présidence d'un organisme important. Si c'est le cas, il est d'une naïveté qui font qu'il ne mérite clairement pas cette présidence. Dans le cas contraire, il est étonnant qu'il ne mesure pas que sa candidature n'est pas la meilleure pour ce poste.

mardi 13 octobre 2009

Népotisme ?

Maintenant que l'on a bien rit avec Jean Sarkozy et le #jeansarkozypartout, reprenons un instant nos esprits et demandons nous s'il s'agit de népotisme.

Il est clair que, comme l'a dit nombre de ses soutiens, Jean Sarkozy est talentueux. Assez talentueux pour enfin faire sa deuxième année de droit à l'âge où l'on termine son master. admettons, à raison, que juger quelqu'un en fonction de son cursus est un procédé inélégant.

L'homme a forcément un talent politique, la preuve il a été élu du peuple, ce qui lui confère un avantage sur beaucoup d'hommes politiques. Et pour obtenir ce poste, il a dû batailler ferme, à n'en point douter. Gagner des cantonales dans les Hautes-Seine, ce n'est pas parce que même une huître étiquetée UMP pourrait le faire que c'est facile.

Pour être plus direct et euphémique, il semble quand même clair que l'enfant prodigue tant annoncé ait tout de même profiter d'un contexte plutôt favorable pour lancer sa jeune carrière.

Malgré tout, doit-on parler de népotisme ? Honnêtement, je doute même si à vrai dire je préférerais. Car finalement, si tout cela était directement dirigé de l'Élysée, le système en place aurait le mérite d'être clair et facilement explicable : le chef de la majorité, président de la République et figure influente des Hauts de Seine, userait et abuserait de son influence pour placer la famille. C'est honteux, c'est dégueulasse mais on a une cible présidentielle toute trouver, les autres maillons de la chaîne seraient uniquement coupable de faiblesse.

Supposons, ce qui me semble tout à fait probable, que ça ne soit pas le cas. Supposons un seul instant que sans demande explicite de notre Président, notre Jean tout puissant ait décidé de demander humblement à ses partenaires de jeu du conseil général, s'il pouvait avoir un autre titre un peu ronflant, sans intervention de papa. On connait la réputation du grand chef pour récompenser ceux qui agissent bien et brimer ceux qui déçoivent. on peut imaginer qu'il soit tentant de faire plaisir à la famille. Doucement se mettrait alors en place un système où les courtisans devance les demandes. Je vous l'avais dit, le népotisme est certainement la solution la plus agréable pour notre République.

mardi 28 juillet 2009

Malaise à la cour des comptes

La cour des comptes avait pointé les dépenses trop importantes de l'Élysée, notamment à cause d'un trop grand nombre de voyages officiels. N'écoutant que son courage, notre président a mis sa santé dans la balance pour remettre de l'ordre dans tout ça. Bravo, monsieur le Président.

mardi 21 avril 2009

Excuses

Au nom de la France, je m'excuse pour le niveau de la politique dans notre pays.

Oui, je suis monstrueux.

Cadeau bonus.

jeudi 15 janvier 2009

(Méta) Remise en cause.

Souviens toi de l'été dernier, quand la droite votait une avancée sans précédent pour le droit des usagers et que la gauche poussait des cris d'orfrai en indiquant que c'était la fin du droit de grève. Ce mois de janvier et les magnifiques blocages qui ont eu lieu sans mouvement de grève de grande ampleur annoncés aura eu raison des derniers espoirs ou des dernières craintes qui subsistaient dans chaque camp. Le service minimum est une fumisterie et l'opposition a caricaturé le texte plutôt que de dénoncer son inutilité. À mon souvenir, c'était le premier gros dossier qui mettait en place des schémas largement employés depuis :

  1. La majorité annonce qu'ils vont faire bouger les mentalités, ça s'accorde avec à peu près tous les sujet : éducation, droit du travail, logement, économie numérique, composition des repas à la cantine, taille des portions de frites chez MacDonald.
  2. S'en suit des annonces de réformes choc, parfois contradictoires, histoire que l'on sache pas vraiment où on met les pieds.
  3. L'opposition fonce alors dans le tas, avec une discipline plu digne des wisigoths que de l'armée romaine. On apprécie en général le sens de la mesure : en fonction du sujet, c'est la fin de l'ascenseur social, de la cohésion sociale, du droit de grève, de la république, du menu best-of.
  4. Une fois que le sujet est devenu un beau merdier, la majorité pond un texte qui, au final, ne change pas grand chose, en continuant à annoncer qu'il va changer la face du monde.
  5. L'opposition continue alors ses critiques, même si elles sont infondées, juste opur ne pas perdre la face.
  6. La réforme passe comme les marins sur la Lulu, et on peut s'attaquer à une autre réforme de fond.

mercredi 29 octobre 2008

L'aide pendant la crise

Je demande au gouvernement d'augmenter à 330 000 le nombre d’embauches dans ces contrats dans le projet de loi de finances pour 2009. C’est 100 000 de plus que ce qui était prévu. [...] Qu'on ne vienne pas me dire que je change de stratégie économique. J’essaye d’être pragmatique et de faire face à la détresse et à la souffrance humaine. Si un certain nombre de nos compatriotes se trouvent, du fait de la crise, éloignés durablement de l’emploi et que l’on ne peut pas leur trouver de travail dans les entreprises parce qu’ils n'y sont pas prêts, on ne va pas les abandonner. On va leur permettre, en attendant de trouver un emploi dans l’entreprise, de bénéficier d'un contrat aidé.

Nicolas Sarkozy, discours de Rethel, 28 octobre 2008.

Ce n'est donc pas un changement de stratégie, c'est une réponse à la crise. Il faut donc en déduire qu'avant la crise financière, aucun français n'avait besoin des 100000 emplois aidés qui vont être créés.

En 2007, selon l'INSEE, plus de 21 % des chômeurs étaient au chômage depuis deux ans ou plus. En arrondissant à 2 millions de chômeurs, ça fait encore 400 000 personnes qui n'avaient pas d'emplois depuis plus de deux ans en 2007. Mais ce n'était pas la crise, il n'était pas utile de leur fournir un emploi aidé, ils n'en avaient pas besoin. Depuis Rethel, notre président essaie de faire face à la détresse humaine, dont acte. Mais attention, ce n'est pas un changement de stratégie, c'est une réponse à la crise. Ami pauvres, faites que la crise dure car après la stratégie redeviendra la même : dans un pays qui n'est pas en crise, l'état n'est pas là pour fournir des emplois supplémentaires.

mercredi 13 août 2008

Docteur Nobel et mister Gyatso

Pas de tente dans le parc de l’hôtel Marigny, pas de défilé du 14 juillet, la visite du Dalaï-Lama n’est pas vraiment à la hauteur de ce que la France a l’habitude de faire avec les dirigeants étrangers. Heureusement, Roger Karoutchi annonce une séance de rattrapage ! Au mois de décembre, il sera reçu par notre chef de l’état et soyons certains que sera en grande pompe (et bien placé) :

Le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a répliqué par un communiqué annonçant que le chef spirituel des Tibétains serait reçu par Nicolas Sarkozy le 10 décembre, confirmant une information du Parisien. Tenzin Gyatso sera accueilli dans le cadre d'une invitation lancée à l'ensemble des Prix Nobel de la paix pour commémorer la signature, le 10 décembre 1948 au palais de Chaillot, de la Déclaration universelle des droits de l'homme, a précisé M. Karoutchi.

(source, Le Monde)

Voilà, donc au milieu du bordel ambiant, le chef de l’État pourra tenir le crachoir au prix Nobel Tibétain. On précisera au passage que c’est bien le prix Nobel qu’il papote et pas avec le vilain indépendantiste tibétain ! Je veux bien croire que la diplomatie chinoise soit complexe, surtout avec le passif français, mais cette façon de ménager les apparence est d’un ridicule qui va finir par se confirmer (oui car il a déjà été remarqué depuis pas mal de temps).

(ceci dit en passant, je suis pas expert mais être soumis avec un lourd passif, ça me parait pourtant difficile)

mardi 22 juillet 2008

Les socialistes et la dissidence

Comme celui, je me souviens de l’attitude des socialistes après le traité européen : on oublie tout et on repart uni comme si de rien n’était. Il parait que pour le vote de Jack Lang, le cas est différent parce qu’il a été le seul dissident.

Soit. Je me souviens dans ce cas des rangs de la majorité (de gauche à l’époque) applaudissant Roselyne Bachelot lors de son discours pour le PACS discours suivi d’un vote s’alliant à la majorité de l’époque. Là aussi, c’est différent : Roselyne est de droite voyons ! Et elle rejoignait le bon coté.

La Vérité serait donc de gauche. Il y a des fois où l’on aimerait ne pas se trouver du coté de ceux qui la détiennent.

mercredi 9 juillet 2008

Vol au vent

Ségolène Royal voit un lien entre le cambriolage de son appartement et les critiques de Sarkozy. Certes, c’est farfelu, mais ça l’est toujours moins que si elle imaginait un rapport entre le cambriolage et sa contribution au prochain congrès socialistes. Aussi irréaliste soit-elle, la piste de l'intimidation est plus plausible que celle de l’espionnage intellectuel.

Après Cindy Sander hier, me voilà à reparler de ces héros de la médiocrité ordinaire propulsés stars du peuple. Moi qui voulait parler de trucs sérieux ici, j’ai perdu.

vendredi 27 juin 2008

La fin de l’hypocrisie

Il était une fois un pays où peu de gens décidaient de l’école où ils voulaient envoyer leurs enfants. C’était la loi dans ce pays. Malheureusement, cette loi avait des exceptions, alors pour éviter d’envoyer leurs enfants avec ceux qui ne travaillaient pas bien, des parents consciencieux les apprenaient par cœur et s’ils en trouvaient une qui pouvait convenir à leur cas, ils envoyaient leur enfant dans une école avec des enfants qui travaillaient bien parce qu'eux aussi, ils avaient une exception.

Un jour, les chefs de ce pays décidèrent qu’il y avait trop d’exceptions. Ils dirent tout fort qu’il y avait de l’hypocrisie et que, comme l’hypocrisie c’était mal, il n’y aurait plus besoin d’exception pour changer d’école. Ce qu’il y a de bien avec l’hypocrisie, c’est qu’elle évite de parler de la décision finale. Si quelqu'un disait que c’était mieux quand on essayait d’éviter de laisser ceux qui travaillaient mal ensemble, un chef répondait que ça ne pouvait plus durer, rapport à l’hypocrisie.

Comme ça avait drôlement bien marché pour l’histoire des enfants et de leur école, les chefs du pays décidèrent de continuer d’utiliser l’hypocrisie pour expliquer leur décisions quand il n’avaient pas trop envie d’utiliser des vrais arguments. C’est comme ça qu’un jour, le grand chef du pays dit qu’il allait maintenant décider tout seul qui choisirait ce qui sera dit à la télévision et par qui ça sera dit.

Les vieux dans le pays se souvenaient que c’était déjà comme ça qu’on faisait dans le passé. Le problème, c’est que celui que le chef choisissait avait plutôt tendance à faire dire du bien du chef. Et même s’il ne faisait pas dire du bien, les gens pensaient que c’était pas trop franc du collier et ils avaient des doutes. Alors un ancien grand chef avait choisi de ne plus choisir directement celui qui dirige la télévision. Au départ, il avait dit que ça serait d'autres gens qui choisiraient tout seul. Le truc, c’est que grâce à l’hypocrisie, c’est toujours les grands chefs successifs qui ont soufflé à ces autres gens le nom de celui qui dirige la télévision. C’est pour ça que le grand chef actuel, il a préféré qu’on refasse comme avant, pour supprimer l’hypocrisie.

Grâce au grand chef, il y a moins d’hypocrisie dans le pays et grâce à l’hypocrisie, le chef peut prendre des décisions en évitant aux gens de réfléchir. Du coup, on sait plus trop si le chef il pense que c’est bien ou mla l’hypocrisie. En attendant, faudrait quand même qu’on regarde parce que chez les gens qui n’ont pas de travail, y’en a plein qui disent qu’ils sont malheureux alors qu’on leur donne des sous pour être heureux. Je suis presque sûr qu’il y a de l’hypocrisie là dedans.

lundi 16 juin 2008

L’avenir de l’Europe

Va-t-on continuer encore longtemps à laisser végéter la construction européenne à cause des états d’âmes d’une partie des états membres ? Je crains que tant qu’on continuera de présenter le futur traité comme une suite qui n’existera que si tout le monde est d’accord, nous aurons à faire face à ce problème. Il est plus que temps, pour sortir de l'immobilisme, de laisser de coté ceux qui ne souhaitent pas continuer à faire progresser l’Europe.

Le principe serait clair : un nouveau consensus doit être trouvé entre les gouvernements, sur la base de Lisbonne. Une date est fixée au niveau européen pour un choix clair : continuer à faire parti de l’Europe avec ce traité ou en sortir. Les pays où le référendum est un succès continuent, les autres sont mis au ban des nations, sont ravagés par la peste et les tsunamis.

Une telle solution clarifierait le vote non. Nous n'aurions plus de pseudos européens convaincus (bien qu’ayant gagné le référendum, pouf pouf) votant non car ils estiment qu’on aurait pu faire mieux. Non, le non serait alors un non à l’Europe, le souhait clair de laisser les autres pays avancer sans nous. Les votants auraient une idée claire des conséquences de leurs actes.

L’erreur des précédentes tentatives étaient de permettre aux nonistes de donner l’impression qu’accepter le traité provoquerait un cataclysme, alors que le non n’avait aucune conséquence néfaste. Inversons la tendance et nous jugerons une fois pour toute quels peuples se jugent européens.

vendredi 6 juin 2008

Des connes, bien sûr

Des femmes du parti socialiste ont lancé un appel en faveur de Martine Aubry. Cet appel porte le nom original de "une femme, bien sûr". Ce que je me suis demandé un instant en jouant à l'ingénue, c'est pourquoi ce "bien sûr" ?

Nous avons donc des femmes, qui se regroupent pour proposer qu’une femme prenne la tête du parti et vu le slogan, il semble que ce qu’elles la qualité première qu’elles souhaitent mettre en avant, c’est le sexe de cette dernière. Se rendent-elles compte que ce faisant, elles occultent toutes autres qualités que pourrait avoir leur candidate ? Certes, elles rappellent que leur choix se fait par rejet de la proposition de Ségolène Royal, ce qui laisse penser que leur candidate a plus de qualités. En même temps, même un mollusque encarté aurait plus de qualités que Ségolène.

Ce que je trouve le plus triste, c’est que ce type de comportement en soulève pas plus d’indignation. Imagine-tu un instant la levée de bouclier que provoquerait un groupement machiste qui pousserait une candidature masculine avec un slogan "un homme, bien sûr" ? Mais là, c'est des femmes, il serait machiste de s'indigner. Ces féministes luttent malgré elles contre l’égalité des sexes… Et elles penseraient certainement que ma réaction est celle d’un machiste.

mercredi 4 juin 2008

La Lorraine, région dévastée

Hier, Maître Eolas taillait le bout de gras avec Aurélie Filipetti, enfin, elle parlait et lui jouait le faire-valoir malgré lui, merci les débats sur France Info. Résultat, les auditeurs ont pu apprécier une rhétorique pleine d’aplomb de la députée mosellane, utilisant notamment d’un magnifique raccourci pour aller de la virginité à l'excision en moins de 5 centimètres pendant les heures de pointe.

Dans un autre genre, la Moselle nous avait déjà livre François Grosdidier, le spécialiste des you-you dans les mairies alors que la Meurthe-et-Moselle voisine nous a pourvu d’une Nadine Morano, la bosse des maths du gouvernement.

J’avoue que mon patriotisme régional est mis à mal. Heureusement, Jack Lang est lui aussi de la région… Ouais, je vais songer à m'expatrier, ok.

jeudi 29 mai 2008

Bonnes bases

On a eu les raffarinades, on aura maintenant les lagardades :

Nicolas Domorand :
CGT, CFDT et MEDEF […] sont contres ce texte et cette proposition de Xavier Bertrand, ça vous inspire quoi ?
Christine Lagarde :
C'est un bon début de négociation, voilà ce que je peux vous dire.

Un mauvais début de négociation, c'est quand tout le monde pense qu’on va dans la bonne direction ?

mardi 27 mai 2008

Capitaine flam

J’ai écouté une partie de l’interview accoré par notre président à RTL ce matin. Il y a longuement parlé de son action pour moderniser la ligne A du RER, défendant devant les journalistes son action, car il est normal que le président s’occupe d’un problème qui concerne plus d’un million de passagers par jour, puisque les autorités collectivités locales concernées n’en sont pas capables.

En un instant, un générique de mon enfance me revient en tête :

Au fin fond de l'Univers, à des années et des années-lumière de la Terre,
Veille celui que le gouvernement intersidéral appelle
Quand il n'est plus capable de trouver une solution à ses problèmes,
Quand il ne reste plus aucun espoir :
le Capitaine FLAM !

mercredi 7 mai 2008

nomdemerde.com

Je m’étais assez moqué du congrès utile et serein de la bande à Ségo pour ne pas rester insensible au triptyque clarté, courage, créativité à la mnémotechnie incertaine. Je veux savoir dès maintenant qui dans l’ombre du Parti Socialiste sabote la communication des dirigeants potentiels en leur faisant enregistrer des noms de domaines improbables ! J’ai déjà du regarder dans mes archives pour retrouver la dénomination exacte de l'initiative de Ségolène royal, je prédis sans crainte que j’aurai la même amnésie pour celle de Bertrand Delanoé.

Heureusement pour Bertrand, le sous-titre du site est meilleur : pour un grand congrès socialiste. Quel audace ! Dès le sous-titre, on sent que la clarté, le courage et la créativité sont à l’œuvre. La semaine prochaine, nous aurons peut-être droit à un « pour un congrès réussi » ou, si vraiment on se lâche, à un « pour un congrès clair courageux et créatif », n’ayons pas peur d’affirmer nos idéaux !

Bon, maintenant, je vais quand même aller regarder, avec un peu de chance, le fond vaut la forme.

lundi 5 mai 2008

Mamie, y'a la révolution à la télé

Je me souviens d’Olivier Besancenot expliquant pourquoi il n’accepterait jamias une place dans un gouvernement. Expliquant qu’il ne pourrait pas retourner voir ces camarades après avoir participé à un gouvernement dont certaines décisions seraient contraire à ses idées. C’est aussi beau que con une telle intégrité politique.

Dimanche 11 mai Olivier Besancenot sera l’invité de vivement dimanche, l’émission gériatrique de Michel Drucker sur France 2. J’ai eu un moment de doute sur ce que je pouvais en penser. Je me suis dit qu’après tout, il avait peut-être raison de profiter de toutes les opportunités d’évangélisation révolutionnaire qui s’offraient à lui… et puis j’ai repensé à cette position concernant l’entrée dans le gouvernement. Il est visiblement plus facile Pour Olivier Besancenot de se compromettre pour la politique spectacle que d’accepter des compromis idéologique pour infléchir la politique d’un gouvernement. D’un coup, le personnage m’est apparu encore un peu plus médiocre. Atteindre le grand soir semble difficile avec de si petits représentants.

vendredi 25 avril 2008

Un transformiste à l’Élysée

Incroyable, il a encore changé, Arturo Brachetti peut se sentir menacé.

Pour d'autres raisons, Versac parle de théatre. Pour les deux ans de mandat, on nomme Patrick Sébastien comme journaliste et on s’offre le plus grand cabaret du monde ?

Et le fond ? Pas d’annonce nouvelle, un mécontentement qui est uniquement le fruit de problèmes de communication et d’erreurs de jeunesse (et non de casting) gouvernementales, toujours les même ficelles pour simplifier à outrance un problème et justifier des mesures, rien de nouveau donc. Le mea culpa présidentiel tant annoncé dans la presse de ce jour est bien maigre : on regrette que les mesures aient été mal comprise et on recommence la même explication.

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