L'avis de Nicolas B.

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jeudi 22 octobre 2009

Retour de son : Yeti Lane et Polite Sleeper

Si je mets de coté certains soucis personnels, la soirée concert d'hier soir était franchement réussie. L'Émile Vache est vraiment la meilleure petite salle de lorraine à l'heure actuelle : pas cher, sympa, avec une programmation de qualité et une balance quasiment parfaite, il m'aura fallu peu de temps pour adopter ce lieu.

Après ce passage publicitaire non sponsorisé, parlons un peu du son.

Yeti Lane : ce qui vient de chez Clapping music, quand ce n'est pas excellent, c'est que c'est juste très bon. Yeti Lane, c'est une pop electro de qualité, inventive et assez douce. En concert, ils réussisse à ressortir une pop toute en nuances, ce qui est loin d'être évident. C'est beau, c'est maitrisé, c'est plaisant. Malheureusement, il manque de présence. On a l'impression que la prestation est assez studieuse, on aurait envie de sentir peut être plus d'implication, d'énergie. Il manque ce petit truc pour réussir à mous absorber complètement.

Polite Sleeper : on est presque à l'opposé de Yeti Lane, un son moins travailler, une musique plus simple mais une énergie énorme pour porter le tout, avec un chanteur charismatique. Un mélange de folk et de rock efficace, pêchu.

Au final, le mélange des deux parties a très bien pris. On y trouve tout ce qui fait une bonne soirée, inventivité, qualité des musiciens, énergie. Définitivement un bon concert.

jeudi 1 octobre 2009

7 songs (9)

Premier jour de congés, il est tant de mettre un peu de son.

  • Clubbed to Death - Rob Dougan : histoire de commencer en douceur, un petit peu long, un petit trop attaché à Matrix, ça n'en reste pas moins un morceau très bien construit, assez sombre et accrocheur.
  • I believe in a thing called love - The darkness : non ce n'est pas une blague. J'adore ce morceau, légèrement kitsch, avec des guitares hurlantes et une voix suraigu qui agissent comme une machine à remonter dans le temps.
  • Arcady - Pete Doherty : Pete Doherty est desservi par son statut de people. Son dernier album est juste, touchant, superbe, si vous ne gardez de lui que l'image d'un junky qui amuse la gallerie entre deux frasques de Paris Hilton, oubliez tout ça et écoutez.
  • Hexagone - Renaud : J'ai repris une claque en écoutant ce morceau, un truc à vous confirmer que la vieillese est un naufrage. C'est impossible que le même gars ait pu sortir MAnhattan - Kaboul ensuite. Le véritable Renaud est mort et conservé dans l'alcool, je ne vois aucune autre explication.
  • Running up that hill - Thomas Mery, The desert fox : une reprise d'un classique de Kate Bush, qui avais été (mal) remis au goût du jour par Placebo. Une version plus intimiste, pas meilleure ou moins bonne que l'originale, juste un différent regard. Sur un excellent album de reprise qui plus est.
  • Mike Kalinsky - Clem Snide : J'aime bien Clem Snide, c'est de l'indépendant assez classique mais il y a toujours un petit truc qui fait que j'accroche
  • B.O.B. - Outkast : oui oui oui, c'est du rap (tendance varieté en plus) mais bon, ça bouge bien mon cochon ! Et pour finir en beauté, rien de tel.

Et maintenant... Le son :

samedi 26 septembre 2009

Retour de son : Blockshot et The bitter tears

Il est 23h30 hier soir, je retourne tranquillement vers ma voiture, la soirée a àtà bonne. La soirée, c'était un concert à l'Émile Vache à Metz, avec à l'affiche Blockshot et the bitter tears.

En première partie, Blockshot, un quatuor allemand (basse, batterie, guitare/chant, piano/chant) quasiment entièrement féminin (sauf le clavier), a assuré l'essentiel. Un rock électro efficace à défaut d'être original, une mise en scène classique (l'Émile Vache n'est pas le Zenith non plus, ça limite les déplacements), un peu brouillon par moment. Pas de quoi laisser un souvenir inoubliable mais de quoi passer un bon moment. Un petit set de 45 minutes et puis s'en va. Jusque là c'était une soirée correcte.

Arrive ensuite, the Bitter tears, 5 musiciens de Chicago, avec une base batterie, basse, guitare, clavier et un touche à tout capable de passer des cuivres à la flute en passant par une 2e guitare. Le chanteur est en mini-jupe et bas noirs, visage maquillé, normal... Le batteur en robe et perruque blnde, ok. Les autres membres en villageois redneck, tout va bien. Et là, je prends une claque, du rock matiné de folk de qualité, des textes drôles, une présence énorme, le tout avec une énergie énorme. Les bougres sont drôles en plus, pendant ou entre les chansons, tout se passe nickel. Mention spéciale à l'Émile Vache qui leur a calé une balance de qualité. La très bonne surprise de la soirée donc, avec un petit regret tout de même, les albums n'ont pas la même pêche et la même folie que le live, mais c'est là un écueil classique.

mardi 25 août 2009

7 song (8)

Comme c'est quand même la période des vacances, même pour les braves qui bronzent à la lumière des diodes des moniteurs, on va bloguer leger, pour ne pas risquer le claquage dès la reprise. 7 songs donc, plusieurs mois après le dernier exercice. Au passage, je suis passé de Deezer à Jiwa, en récompense à la lèche des premiers au major lors du dossier HADOPI. Prêt, feu :

  • Wlakie Talkie Man - Steriogram : le chant le plus rapide de l'ouest, de l'énergie pure, 2 minutes 13 qui passe à une de ses vitesses, et l'envie irrésistible de faire tout plus vite en l'écoutant.
  • Artificial Light - Rainer Maria : ça sonne légèrement comme un tube des années 80 que l'on aurait laissé de coté alors que pas du tout. J'adore cetet voix en rupture, l'efficacité de la musique.
  • The nurse who loved me - Failure : Un personnage malade, coupé de la réalité, le tout porté part une ballade rock assez classique, j'avais prévenu, c'est l'été (et c'est quand même bien bon)
  • The gossip - Are you that somebody : Oh une reprise, oh, Gossip la hype du moment (justifiée, achetez en, c'est très bon), ouais, définitivement, c'est l'été. Ca sent encore le r'n'b, mais on a réussi à y coller un arrangement le rock qui red le tout plus que supportable. Et merde, Beth Ditto, quelle voix !
  • Alain Bashung - Bijou Bijou : parce que parfois, quand on fait tout merdé, ça rend triste. Un peu de tout ça dans ce morceau, qui est capable de me coller les larmes aux yeux... Mais y'a pire.
  • Johnny Cash - One : Oui, encore une reprise, mais celle là elle finirait par nous faire croire que U2 a tout piqué à celui à qui on devrait penser en premier quand on parle de Johnny. Plaisir lacrymal.
  • Lou Reed - Street Hassle : Un OMNI pour finir. 10 minutes ailleurs, transporté par les violons, les choeurs et la voix de Lou Reed. C'est interminable et la ligne de violon est entêtante. Cha la, la la la.

En musique (j'ai beau faire ma faignasse, je me casse encore un minimum pour vous) :

vendredi 2 janvier 2009

7 Songs (7)

On se dit qu'on a le temps, que les fêtes sont loin et tout s'accélère, et on arrive en 2009 avec une liste prévue opur décembre. Bonne année à tous et paf, du son :

  • Ozzy Osbourne - Crazy Train : Avant de ressemblé à un éctoplasme, Ozzy a fait des trucs bien. Le son a vieilli mais le "All abroad" d'intro est toujours aussi bien.
  • PJ Harvey - To bring you my love : Le crescendo du début, la voix de PJ Harvey, l'ambiance, tout est bon pour frisonner.
  • Leonard Cohen - Avalanche : Quand j'ai voulu découvrir Leonard Cohen, je n'ai pas acheté de Best Of, j'aui pris deux albums : I'm your man et Songs Of Love and Hate. Le son typique des années 80 m'a fait rangé le premier au fond de ma discothèque, le second m'a par contre transporté.
  • Franck Black - Freedom Rock : parce qu'il a fait des trucs bien en dehors des pixies aussi.
  • L'Oeuf Raide - Strange 50s : Ca ressemble plus à un remix de musique indienne que des années 50, mais j'aime bien.
  • Eminem, - FACK : J'ai toujours aimé le phrasé d'Eminem. c'est du rap, c'est de mauvais goût, mais j'adore ça.
  • Al Jarreau _ She's leaving home : C'est beau Al Jarreau, c'est varié et c'est pas assez connu, alors pouf, un morceau.

La version pour avoir les oreilles au chaud :

jeudi 11 décembre 2008

Rock "variét" party

À Amnéville, près de Metz, près de chez moi, il y a une soirée concert intitulée "Rock party" le 20 décembre. intrigué, je cherche à connaître l'affiche. Là, je lis (entre autres) Cali et Bénabar. En dehors du fait qu'avec une telle affiche on se croirait à un meeting Ségoléniste (avec le poing levé façon révolutionnaire sur les chansons de Cali, minimum), je n'ai rien de particulier contre eux. J'aime même plutôt bien Bénabar et j'ai déjà entendu du Cali lors d'une manifestation. Mais quand même... "Rock party", Cali et Bénabar dans une même phrase, ça me fait tout drôle. Ça sonne un peu comme droit de l'homme et Kadhafi. Maintenant, j'attends de pied ferme la "Techno party" avec Frédéric François et François Michael.

jeudi 20 novembre 2008

7 songs (6)

Mon rendez-vous mensuel.

  • Sepultura - Intro : J'ai toujours été fan des morceaux qui permettaient de mettre en place l'ambiance d'un concert. C'est le cas ici : rythmé, lourd : un condensé instrumental de sepultura. Peut-être que c'est également un peu plus accessible que le reste.
  • Thee, stranded horses - Churning Strides : J'ai dit plusieurs fois tout le bien que je pensais de ce projet. L'album était en dessous de mes espérances, juste bon.
  • Herbie Hancock - Watermelon man : Vous prendrez bien un peu de jazz. Des sons assez chaud, une ambiance douce et sauvage et toujours ce génie de la construction.
  • La musique électronique - Le peuple de l'herbe : Oui, ça part dans tous les sens, désolé. Encore que j'aime bien la transition avec Herbie Hancock, qui pose la question : Herbie aurait-il pu créer ça s'il prenait de l'exta ?
  • Nightshopping - DEuS : la faute à Nicolas, qui m'a donné envie de réécouté le groupe belge et qui rajoute de l'hétérogénéité à la selection et ce mois-ci, j'aime ça.
  • Aeroplanes - dDamage : j'ai un rapport complexe avec l'electro. J'ai longtemps été réfractaire et il y a quelques morceaux qui vous donnent envie de pousser la porte. Aeroplanes est un de ceux là.
  • La chanson de Slogan - Serge Gainsbourg et Jane Birkin : là, c'est sans commentaire.

La version pour avoir les oreilles au chaud :

vendredi 24 octobre 2008

7 songs (5)

Boum ! Octobre, il commence à faire froid, il faut ressortir du gros son, et des trucs chaleureux qui donne envie de raclette au coin du feu. C'est parti :

  • The pixies - Hey! : C'est quand même le meilleur morceau des pixies. Pas le plus connu, pas le plus entrainant, mais le début le plus humhuhuhuhu, la ligne rythmique la plus aboutie, le pont le plus émoustillant et la ligne de voix la plus jouissante.
  • Fear Factory - Replica : du gros son, de la batterie en rut, de la voix d'homme. Et pour le plaisir, une transition amusante après Hey! : les deux chansons commence par un cri.
  • Saul Williams - Telegram : Saul williams, c'est ce vers quoi on se tourne naturellement quand on cherche du rap américain avec un gros son rock. Ça rappelle Body Count, autant à cause de la rythmique lourde que par la guitare solo stridante ou les voix de chœur poussée dans les graves.
  • Mos Def - Freaky Black Greatings : Dans la même veine que Saul Wiliams, avec un son peut-être plus accessible quand on vient du monde du rap, un peu plus de recherche musicale. Ça nuit un peu à l'efficacité mais je continue d'aimer.
  • Suicidal Tendencies - What else could I do? : Heu oui, j'ai eu un peu la main lourde. Mais bon, rien que pour la basse et la batterie des 45 premières secondes, ça vaut la peine. ST possedait à ce moment là une des meilleures rythmiques de la scène hard-rock.
  • The patriotic sunday - Ballad of the first of july : Retour au calme. C'est gentillet, rien d'exceptionnel, juste une voix qui reste en tête et une mélodie qui réchauffe.
  • Amanda Palmer - Oasis : J'avoue, j'ai été déçu par cet album d'amanda Palmer, loin d'être aussi original dans le son que ce qu'elle fait avec les Dresden Dolls, j'ai peu accroché, on arrive à s'habituer, mais je suis loin de l'enthousiasme qui entourait ma découverte des Dresden dolls.

La version pour avoir les oreilles au chaud :

jeudi 25 septembre 2008

7 Songs (4)

Avec les vacances et le manque de motivation pour revenir vers mon blog, on a l’impression que les 7 songs s’enchaînent très vie. Quoi qu’il en soit, il est temps de publier celui de septembre :

  • Isaac Hayes — Theme from Shaft : Je réécoute souvent Isaac Hayes au boulot depuis son décès et il n’y a rien de meilleur que ce morceau en live pour commencer quoi que ce soit.
  • James Brown — The funky drummer : Parce que le parrain de la soul mérite qu’on ne réduise pas sa production à quelques très bon titres et qu'ils existent de petits bijoux cachés que l’on écoute toujours avec plaisir.
  • Aesop Rock — None shall pass : Pour l’enchainement, et parce que le mélange électro/rap d’Aesop rock mérite plus de publicité que cela, beaucoup plus.
  • Flobots — Mayday! : trouvé via kwyxz, pa accroché à tout mais ce morceau me plait énormément. L’alto et des cuivres dans ce genre de musique, ça s’appelle l’audace et en plus ça touche juste. C’est certainement ça qui m’a fait penser à Cake ou Louise Attaque au début alors que le genre musical n’a rien à voir.
  • Ben Harper — The drugs don't work (reprise de the Verves) : C’est beau et ça faisait longtemps que j’avais pas ressorti ce live.
  • Tarmac — La ballade des gens qui sont nés quelque part (reprise de Georges Brassens) : J’avais cité il y a quelques temps un passage de cette chanson, et j’ai trouvé cette version en la cherchant sur Deezer. La reprise est vraiment très réussie, résultat, elle se retrouve ici.
  • Bénabar — Y'a une fille qu'habite chez moi : D'actualité, tout simplement.

Comme d'habitude, de quoi occuper vos oreilles :

vendredi 19 septembre 2008

age % 10 == 0

lundi 25 août 2008

7 songs (3)

C'est bientôt la fin du mois, c’est l’heure de 7 songs. La sélection mensuelle est toujours un peu éclectique, un peu d’électro, un peu de pop/rock, un peu de rock lourd, quelques ballades, de quoi coller à toutes mes humeurs du mois d’août.

  • Squarepusher – Iambic 9 poetry : normalement, squarepusher est plutôt difficile à aborder mais ce morceau jazzy, avec une électro discrète, et une ligne de batterie jouissive passe comme un bon Strathislha bu vautré sur un canapé pendant un jour d’orage.
  • Grandaddy - A.M. 180 : quelques notes de synthé qui reste en tête, un son pop-rock classique mais efficace, et toujours une bonne base rythmique. C’est simple et ça marche toujours aussi bien.
  • Weezer – Pork and beans : non seulement le clip me fait toujours sourire, mais je ne me lasse toujours pas de cette chanson. Rien de révolutionnaire bien sûr mais du bon rock indépendant.
  • Nirvana - Territorial Pissings : 20 secondes d'intro 2 minutes d'énergie. Certainement le morceau le plus punk de nirvana. Celui que j'écoute le plus fort aussi.
  • Therapy? – Knives : ressorti d’une pie poussiéreuse, c’est la seule chanson qui m’avait accrochée sur l'album troublegum. Un son lourd et efficace. On aurait presque l’impression que ça n’a pas trop vieilli.
  • Cat Power – The greatest : retour au calme. Un morceau riche enveloppé, dans la voix chaude de Cat Power. Ça filerait presque le spleen tellement c’est beau.
  • The smiths - Please, please, please let me get what I want : Autan la voix de Morrisey peut m'être désagréable par moment, autant je l’apprécie sur ce morceau. Une vraie voix de crooner sur une ballade rock, de quoi finir en beauté cette sélection.

Comme d’habitude, la version sonore :

lundi 11 août 2008

La mort d'un Chef

Isaac Hayes est mort. Dans le club des chanteurs à la voix couillu, ça commence à se dégarnir sérieusement. Pour ceux qui ne connaissaient pas le grand Isaac, une grosse séance de révision s’impose. On commencera évidemment par l’incontournable, le monumental thème de Shaft, qui lui valu un Oscar en 1972.

On continuera par un album d'exception, hot buttered soul, l’ancêtre du viagra.

Enfin, Isaac c’était aussi lui :

dimanche 27 juillet 2008

Pork and beans

Image du clip de Pork and beans de weezer Weezer est un (assez) vieux groupe de rock indépendant. Récemment, il ressortent un album et le premier clp qui en est tiré est un hommage à la sous-culture d’internet, notamment un grand nombre de star youtube (petit jeu, comptez le nombre de séquence que vous reconnaissez, plus il y en a , plus il y a des chances que vous passiez trop de temps sur internet). Ils regroupent donc ces "stars" avec eux pour quelques jours et regroupent le tout dans un montage avec les séquences originales et ça donne un grand clip.

mercredi 23 juillet 2008

7 songs (2)

Finalement j’ai pris goût au jeu et je réponds moi même au mème que j’avais repris le moi dernier. La sélection de juillet est la suivante :

  • The avalanches - Frontier psychiatric : c’est électro, c’est du sampling un peu rétro, avec beaucoup de voix. Pas le morceau du siècle mais un bon moment, bien dosé.
  • The deftones - Simple man : Une reprise de Lynyrd Skynyrd efficace, légèrement plus rock. J’adore la voix de Chino Moreno et le son de ce groupe. En plus ça colle plutôt bien avec mon humeur du moment.
  • The Bloodhound gang - Foxtrot Uniform Charlie Kilo : Comment dire… Bloodhound gang m’a toujours fait penser au pendant anglo-saxon d’Elmer Food Beat ; nn bon son en plus et un style plus punk que la franchouillardise d’Elmer. Ce morceau peut tourner en boucle quand j’ai besoin d’énergie pour finir un truc.
  • Beyrut - Elephant gun : Un morceau folk, ambiance yukulele, accordéon et cuivres avec la voix géniale de Zach Condon.
  • Obadiah Parker - Hey Ya : Une reprise accoustique, emo-rock de la chanson d’Outkast qui la rend presque méconnaissable. Ça ne colle plus du tout avec le texte mais c’est tellement à contre emploi que je ne m'en lasse pas.
  • Syd Matters - Everything else : La faut à l’arrêt de versac, j’ai découvert ça grâce à lui, j’ai bien aimé.
  • Hooverphonic - Eden : Plus connu pour "Mad about you", c'est à la limite du cliché, chanson triste, piano voix, petits alto derrière. Ça reste efficace et beau.

Et toujours pas de papillon de lumière, j’ai encore et toujours réussi à y échapper, je ne connais même pas la mélodie (oui, vous pouvez m’envier).

Et avec du son dans les oreilles, ça donne ça :

lundi 14 juillet 2008

Comme si de rien n’était

Dois-je me retenir de cet album sous prétexte que tout le monde en parle. Dois-je le snober sous prétexte que celle qui m’avait surpris il y a 6 ans est devenue première dame de France ? Et bien non lecteur ! C’est pourquoi je collerai ici mon avis sur ce que j’ai entendu du dernier album de Carla Bruni.

J’aimerais te dire que dormir à l’Élysée a changé Carla. J’aimerais te dire que décidément, sa voix n’est plus aussi belle qu’avant. Mais non, elle est reconnaissable dès les premières notes. La voix de Carla et une certaine langueur, c’est le trait d’union entre les deux albums (j’ai zappé l’album de poème anglais, je l’ai trouvé inintéressant). Trait d’union pour le meilleur (je me répète, mais j’adore sa voix) et pour le pire (la langueur en question avait fini par me faire ch… sur quelqu’un m’a dit, elle continue sur cet album).

Au niveau des changements, Louis Bertignac est parti. Le talent de l’arrangement aussi. Du coup, on a perdu en cohérence. Si certains morceaux restent bons, on trouve des perles de bouses, comme le grandiose je suis une enfant avec sa mélodie bontempi ou… beaucoup finalement. En fait l’album s'essouffle. Après quelques titres prometteurs (les quatre premiers), on trouve un ensemble désagréable à l’écoute, soit sur-orchestré, soit avec des mélodies désagréables. Je ne ressors plus quelqu’un m’a dit de sa boite, ce n’est pas pour m’encombrer d’un album moins bon.

Cadeau Bonux, pour de rire : je suis une enfant.

vendredi 27 juin 2008

7 songs

Via Nacara, via kwyxz, qui m’y ont invité malgré eux, je réponds à mon tour au meme 7 songs.

List seven songs you are into right now. No matter what the genre, whether they have words, or even if they’re not any good, but they must be songs you’re really enjoying now, shaping your spring. Post these instructions in your blog along with your 7 songs. Then tag 7 other people to see what they’re listening to.

C'est parti :

  • A perfect circle – The package : Je me demande parfois si je ne préfère pas parfois APC à Tool. En même temps, allez choisir entre le whisky et le cognac. Certes, la structure est plus classique mais je l’atmosphère qui s’en dégage est plus poignante. The package est certainement une des chansons les plus torturées du groupe et c’est beau.
  • The dresden dolls – Sex Changes : Les Dresden Dolls est certainement le groupe que j'écoute le plus depuis ces deux dernières années. On y trouve de tout, du bon et du moins bon, du burlesque et du grave, c'est minimaliste mais efficace. Le crescendo du début de Sex changes est maintenant capable de me tirer un sourire dès les premières notes. En plus je trouve ça bien écrit.
  • Korn (feat. the Cure) – Make me bad / In between days : Ce titre me poursuit depuis un an. L’interprétation d’in between days donne de la profondeur au texte. Et puis merde, ça me rappelle des souvenirs.
  • Xiu xiu – I Luv the valley OH ! : Xiu Xiu n’est pas forcément le groupe le plus accessible, mais ce titre fait dans l’efficace. A tel point qu’on croirait un classique d’un groupe d’emo-rock. Je les ai raté lors de leur passage à Nancy, il parait que c’était « habité » entre autre adjectifs.
  • The hives - Tick tick boom : La première fois que je l’ai entendu, ça m’a fait directement penser à Song 2 de blur : de l’énergie, rien que ça.
  • Birdy Nam Nam – Abbesses : Juste parce qu’à chaque fois que je l’entends, je visualise la prouesse technique qui l’accompagne.
  • Jack Off Jill - Strawberry Gashes : Les paroles sont un peu niaises mais pour une fois que j’accroche à du son lourd avec une voix féminine dessus, je ne vais pas bouder mon plaisir.

Et en cadeau, de quoi mettre des sons sur ces mots :

jeudi 3 avril 2008

Initial B(eastie) B(oys)

Alors que je cherchais à entendre du Serge Gainsbourg sur Deezer, je tombe sur un titre de DJ Zebra, initial B(eastie) B(oys). Je me souviens avoir entendu parlé de lui pour la première fois l’année dernière, quand la grille des programmes de l’après-midi de France Inter contenait une émission de Laurent Lavige où il intervenait régulièrement. DJ Zebra est un (le) spécialiste français du bootleg (ou mashup), style qui consiste à mélanger harmonieusement (si possible) plusieurs morceaux pour n’en faire qu’un. Le résultat est étonnant, très souvent incroyablement crédible tellement la fusion des titres parait évidente.

Pour le plaisir, Initial B(eastie) B(oys), mashup d’initial B.B. de Serge Gainsbourg et d’un titre des Beastie Boys que je n’arrive pas à retrouver :

jeudi 13 mars 2008

Imagine un cercle parfait

J'aime depuis longtemps la complexité musicale de Tool. Longtemps après, je décide enfin de m’intéresser à a perfect circle, le (vieux) projet parallèle du chanteur du groupe, Maynard James Keenan. J'y ai trouvé une reprise d’imagine de John Lennon qui risque de faire hurler les puristes mais qui tourne en boucle depuis quelques temps sur mon PC, comme j’ai hurlé en entendant Florent Pagny démonter Jacques Brel en un moins de trois minutes, même pas un round.

Pour vous faire une idée, voilà la chose :

jeudi 28 février 2008

Au suivant

Hier, j’ai écouté en diagonal Pagny chante Brel. C’est dur d’être objectif : je suis fan de Brel et je n'ai jamais spécialement apprécié Florent Pagny. Je suis en plus assez dur avec les reprises de Brel. Même le Ne me quitte pas de Nina Simone a du mal à trouver grâce à mes yeux. J’ai quand même voulu l’écouter, en essayant de rester le plus neutre possible. Pagny chante Brel

Il y a un indice dans la première phrase : Je l’ai écouté en diagonal. Écouter intégralement le disque ne m'étais pas possible. Certains titres sont sauvables. Quand je dis sauvables, je devrait dire audibles. Le reste donne surtout envie d’écouter les avions décoller au bord d’une piste de Roissy Charles de Gaulle pendant des heures, juste pour écouter des sons plus mélodieux. Je ne sais pas si c’est Florent Pagny qui a voulu changer l’orchestration des titres mais le responsable mérite le pal. La bouillie servie à la place des musiques originales est sans âme, sans sentiment, complètement détachée des textes. Si au moins cela avait été prétexte à un changement de style, on aurait pu trouver l’excuse de l’audace. Il n'y aura que celle de l'absence de talent.

Le même reproche vaut pour la voix. Florent Pagny ne beugle pas mal, non, mais il beugle tout de la même façon. Le problème c’est que le héros fébrile d’au suivant, l’amoureux désespéré de Mathilde, celui ambigu de chez ces gens là ou encore le spectateur triste et attendri d'Orly ne forment pas un tout. Pire, leur façon d’être évolue au cours d’une chanson. Ici, ils sont tous Florent Pagny, emprunts d’une assurance et d’une force qui semble être autant à sa place dans les chansons qu’un jeune immigré dans le kop du FC Metz.

Parfois, quand la musique n’a pas voulu trop s’éloigner de l’originale et quand les paroles se rapprochent de Florent Pagny, on entend quelques instant d’une reprise moyenne, sans génie de Brel. Pagny chante Brel comme il chantait Caruso, comme il chanterait Bézu ou la compagnie Créole. Sa voix est un marteau et toutes les chansons pour lui ressemblent à des clous. Les coups de marteaux donnent mal à la tête.