L'avis de Nicolas B.

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mercredi 23 mai 2012

Programmation désorientée objet

Ou comment petit à petit, ne plus vouloir crééer de classes...

Jeune et innocent

Lors de mes études universitaire, la programmation objet avait fortement le vent en poupe. Les langages procéduraux qui en était dépourvu comme PHP les intégraient doucement, même les langages fonctionnels y prenaient gout, comme ML avec par exemple OCAML. Bref, il semblait difficile de remettre en question les avantages du paradigme objet. C’est qu’on nous promettait le Graal. Meilleure modularité, regroupement du code logique, meilleur contrôle, façon de penser plus naturelle... Bref,à l’époque, sans (trop de) recul sur le métier, il semblait difficile de remettre tout ça en cause. Alors j’ai fait de l’objet. Et, c’est là peut être une impression tout a fait personnelle, j’ai commencé à me sentir mal à l’aise. Notamment quand j’ai commencé à regarder comment les objets étaient utilisés.

Les racines du mal

Prenons un exemple: une société développe un très beau concept autour des objets Foo, elle en développe de nombreuses variantes avec toujours la même interface, on a donc une interface Foo et des instances FooBar, Foobaz, FooWazaaa, etc. Elle rend le tout disponible, et ça correspond aux besoins de plein de monde. Comme souvent malheureusement, les fonctionnalités de l’objet Foo sont légèrement insuffisantes. On aimerait pouvoir manipuler l’objet Foo d’une certaine manière, mais ce n’est pas prévu. Hériter des classes pour étendre les objets seraient possible mais... quelques classes sont déclarées comme finales et surtout on serait obligé d’étendre toutes les sous classes, ça serait très pénible. Cherchant une solution, on propose finalement une classe utilitaire FooUtils, remplis de méthode statique qui vont permette d’ajouter ce qui manque. Et là, pour moi, c’est le drame. Tout d’abord, dans le concept objet, la notion de méthode statique m’a toujours semblé bancale. On a là une méthode qui n’est pas issue d’un objet, il s’agit en soit d’une entorse à une vue “pure” du concept. Mais admettons, le pire est à venir. Car maintenant, en fonction de la fonctionnalité de l’objet Foo que vous voudrez utilisé, vous aurez deux syntaxes très différentes : une orientée objet, où l’objet appelle la méthode, et une fonctionnelle, où vous appelez une méthode qui transforme un objet donné en paramètre. Oh bien sûr, on s’en sort. Mais je trouve ça horriblement pénible. Pour pallier à un système d’encapsulation du code dans un objet non adapté à la réutilisation, on se retrouve avec un mélange de concept pour faire le boulot. Je tiens à remercier les classes de la librairies collection de java et la classe java.util.Collections pour leur rôle de doublure lumière de la famille Foo et de la classe FooUtils.

Programmons en objet des services non objets

Si seulement le malaise s’arrêtait là. Seulement, comme beaucoup de développeurs Java, j’ai eu à faire aux merveilleux monde des EJB, qui repoussent ces limites du paradigme. Chez nos amis les EJB, un entity bean est principalement un ensemble de données, que l’on manipule à l’aide de session beans. Et la plupart des sessions beans ne sont pas dépendants d’un état, ils ne sont donc qu’un ensemble de fonctions. On est là dans un monde formidable. Où un énorme framework a accouché de class “données” et de fonctions. Comme en dehors du java, il y a aussi un monde, regardons ce que l’on fait avec nos langages. Prenons les webservices: on envoie des données, on reçoit une réponse. Sauf dans de rare cas où les données contiennent aussi un peu de logique, on est de nouveau dans un monde purement fonctionnel, dépourvu d’objet. Bref, nous manipulons un concept qui est principalement un frein au raisonnement, uniquement par habitude. Il s’agit moins de remettre en cause l’approche objet que sa prédominance et son implémentation dans les langages actuels. En fait, en cherchant un peu, on peut retrouver traces de discussions où l’on remet en cause l’approche objet des langages modernes, exception faite peut-être de Erlang, que je n’ai pas assez pratiqué pour pouvoir juger.

Et après?

Chez moi, ce constat est venu en reprenant la programmation fonctionnelle, plus précisémment Haskell. D’un seul coup, cette gêne est devenue évidente. Du coup, la prochaine fois, je vous parlerai de programmation fonctionnelle, de Haskell et de typeclasses, juste pour partager comment les choses pourraient être autrement.

jeudi 16 février 2012

La tranche forte

Voilà quelques semaines, l'idée des deux grands référendums proposés par Nicolas Sarkozy dans les pages du figaro magazine m'avaient étonnés. Je ne comprenais pas l'intérêt de proposer des référendums à l'heure où l'on peut simplement établir un programme et le mettre en œuvre si on est élu. Ce matin, j'ai appris en différé, faute de me trouver devant mon poste hier soir, pourquoi notre Président actuel et tout neuf candidat souhaitait ces consultations nationales:

J’ai vu au début là, quand j’ai fait cette proposition-là, oh là, là, tout le monde était contre. Mais c’est tellement simple ! On tourne en rond, entre gens qui se connaissent, on parle le même langage et on se met d’accord pour que rien ne change. Chaque fois qu’il y aura blocage, je ferai trancher le peuple français.

Nicolas Sarkozy - Entretien au 20h de TF1 - le 15 février 2012

Oui, je sais, c'est beau comme du Proust de comptoir, là n'est pas le sujet. C'est plutôt le sens de cette phrase que je cherche à comprendre. Ainsi, il y aurait eu des blocages, qui auraient empêcher certaines réformes lors du premier quinquennat. Un blocage populaire ? Que nenni, il s'agirait de gens qui se connaissent. On ne peut imaginer qu'il parle des députés UMP tout de même, même s'il leur arrivent de être très assidus pour voter les idées de leur ancien chef de parti. Mais qui donc notre cher candidat visait-il ? En procédant par élimination, je ne vois donc que le conseil constitutionnel, qui a à plusieurs reprises renvoyés dans les cordes les textes mal fagotés de la majorité parlementaire pour cause d’inconstitutionnalités.

À mot couvert, le président nous explique donc que le but de son mandat est d'empiéter sur la constitution, en s'appuyant sur le peuple. S'appuyer sur un peuple en temps de crise, avec à titre d'exemple, deux sujets qui stigmatisent une parti des gens présents sur le territoire (les chômeurs et les étrangers), j'avoue que ça m'inquiète, bien plus que de savoir où le président est allé chercher son image de campagne.

mercredi 11 janvier 2012

Les fabuleuses legendes d'internet: La migration de free

Cher lecteur rebonjour et bonne année ! Nous ne nous étions pas parlé ici depuis longtemps. Ne te réjouis pas trop vite, on va parler internet et informatique. Ou alors réjouis toi, si c'est ton truc. Dans tous les cas on va essayer de pas faire trop chiant.

Cette histoire commence avec le lancement de Free Mobile, les internautes, par les boniments et le buzz alléchés, se jettent sur le site de Free et ce qui arrivent parfois arriva : pouf, un gros message d'erreur apparu en lieu et place du dit site. En général, dans ce genre de situation, les gens sont mécontents, c'est que attendre quelques jours pour souscrire c'est un peu comme si tu devais attendre 2012 pour essayer de changer de président: c'est long.

Le lendemain, le site fonctionne, je ne vais pas dire qu'il marche parce que les problèmes sont légions : certains ne peuvent pas s'enregistrer, d'autres voient leur RIB refusé alors qu'il paye leur abonnement ADSL à la même compagnie avec ce même compte, bref, c'est mieux, mais on tend le dos en attendant l'appréciation du maître de stage.

Pendant ce temps là, la rumeur enfle sur twitter et finis par être reprise par le journal du geek : si ça fonctionne c'est parce que dans la nuit, Free a passé son site de Java à PHP. Certes, si tu n'es pas informaticien, cette phrase semble anodine. Si tu es un bon informaticien, elle te fera sourciller, si tu es un informaticien bovin fan de PHP, elle te fera reprendre l'info la bave au lèvres, en entonnant une messe dont le final est "PHP vaincra, nous aurons la peau de Java".

Peite séance d'explication. Tout d'abord pour les non informaticiens. Il existe différents langage de programmation, la plupart permettent de faire les même choses plus ou moins facilement, plus ou moins différemment (tiens, un jour peut être que je vous ferai un billet sur l'expressivité des langages de programmation, vous serez pendu à mes mots, j'en suis sûr). Les informaticiens ont souvent leur petit préféré, ce qui chez certain, leurs font oublier que le principal atout pour qu'un langage soit bon, c'est que celui qui l'utilise ait une capacité cognitive supérieure à celle d'un militant en période électorale. Ces personnes fan de leur langage ont en général un meilleur ennemi. C'est un peu comme au foot, pour les marques de téléphones, pour les batailles de clocher, pour les partis politiques, pour la marque de céréales du petit déjeuner, bref, pour tous les trucs ou tu peux faire un choix. Chez les fans de PHP, ce langage ennemi souvent, c'est Java. C'est principalement dû au fait que les deux langages sont populaires et qu'ils ont des approches très différentes de la programmation.

Maintenant que tu saisis un peu mieux le réflexe pavlovien de quelques informaticiens à oeillères, regardons un peu mieux pourquoi ceux-ci auraient mieux fait d'utiliser leur cerveau pour comprendre qu'il valait mieux se taire. Tout d'abord, aussi bon que soit un langage, cette migration en une nuit semble difficile. Free n'est pas le marchand de pistache du quartier est doit donc avoir, surtout en cette période, un nombre de visiteurs simultanés que lui envierait la plus délurée des nymphomanes. Par conséquent, on peut se douter que l'infrastructure qui fait tourné un tel site, Free ne se contente pas d'une seule machine. Une application PHP et une application Java ne fonctionnant pas sur les mêmes architectures logicielles, cette migration impliquerait non seulement de refaire le code de l'application mais également de modifier tout l'environnement existant. Le tout en une nuit, dans une période critique. Cela s'apparente au démineur qui, voyant le gros compte à rebours digital d'une bombe approcher le 0, décide que le plus simple est certainement d'arracher tous les fils.

Mais admettons que cela soit possible, est entrons donc dans un monde parallèle, où le bon sens nous a donc définitivement quitté. La prochaine question est qui a donc fait cette nouvelle version ? C'est que, comme on l'a expliqué, l'architecture pour ce genre de site est complexe. Il est donc conseillé d'avoir une très bonne expérience dans les technologies que l'on utilise. Free a donc soit fait travailler deux équipes différentes pour les deux version (une de spécialiste Java, une de spécialiste PHP), soit la même équipe a fait une version dans une technologie qu'elle ne maîtrise pas du tout. Dans le premier cas, je pense que la première équipe peut dès maintenant mettre son CV à jour en évitant de mettre en avant son expérience en Java chez Free. Dans le second cas, c'est juste le chef de projet que l'on peut pendre par les tripes à un croc de boucher rouillé. Dans tous les cas, on entre ici dans un nouveau monde parallèle, basé sur le précédent avec en plus de la drogue dure gratuite et à volonté.

Dans ce nouveau monde prenons donc un rail de coke et analysons sereinement la situation. Free se fait chier à lancer un site utilisant des technologies Java et voyant que ça ne marche pas, refait tout dans la nuit en PHP (avec les mêmes gens ou une autre équipe, peu importe) ce qui lui sauve la mise. Conclusion normale d'un informaticien: cette boite fait n'importe quoi. Conclusion d'un fan de PHP : "haaaa c'est la preuve que PHP est super mieux que Java" (ajouté ici un filet de bave et un rire bête). Puisque suivant ce dernier raisonnement, le langage est le seul responsable (l'informaticien servant juste de relais), regardons alors la réaction des utilisateurs à ce messie numérique. Et là, c'est le carnage : des identifiants free refusés, des RIB rejetés alors que Free les connais déjà, des parties toujours inaccessibles, bref, le messi numérique a une putain de gastro. La démonstration faite par les fan de PHP devient alors : "Regardé, quand on sait pas faire un truc qui supporte la charge en Java, on peut faire un truc bancal en PHP à la place". Oui, comme soutien à son langage préféré, on peut faire mieux.

Que s'est-il passé exactement ? J'avoue que je n'en sais rien. La migration en une nuit ne me semble pas crédible ou sérieuse et, si elle l'est, elle me donnerait envie de rester assez éloigné de free. De plus, je n'ai pas regardé suffisamment en détail le site avant et après pour affirmer s'il y a eu ou non des changements entre les deux versions et si oui, lesquels. Le problème c'est que personne n'a d'éléments factuels. Comme trop souvent, on a fait enfler une rumeur sans même se demander si elle était crédible.

lundi 18 octobre 2010

Cabestan

Et si on sortait ce blog de son mutisme. Honteusement, je recommencerai par de la pub. Ceux qui viennent ici le savent surement déjà mais Laurent lance la Galerie du Cabestan. C'est beau, c'est de qualité et vous pouvez commander sans crainte.

mardi 12 janvier 2010

Privation de liberté

Le parlement à voté aujourd'hui l'amendement "serre-tête". Cet amendement, porté par le député Jean Sarkozy, vise à obliger les femmes aux cheveux longs à les attacher dans les lieux publics. Cet amendement vise à interdire cette pratique de plus en plus répandue des femmes musulmanes de France qui consiste à utiliser leurs cheveux pour se cacher le visage. Cette proposition, dénoncée par l'opposition verte, est vue comme une réponse aux discours offensifs du chef de l’État sur le sujet.

L'amendement complète donc la loi SAVIEN (savoir vivre ensemble), qui encadre les comportements gênants dans les lieux publics. Prohibant pour des raisons d'hygiènes et de santé publique la mastication de chewing-gum dans les transports en commun et interdiant tout couvre-chef dans les villes de plus de 20.000 habitants pour des raisons de sécurité.

Jean-François Coppé interrogé sur le sujet en marge du G20, s'est déclaré content que l'initiative gouvernementale soit soutenue par le parlement, signalant que tout initiative visant à améliorer les conditions de vie de la communauté devait être accueillie avec enthousiasme.

Dépêche AFP fictive du 12 janvier 2020.

Ce petit bout de politique fiction pour dire toute la gêne qui est la mienne face à la loi sur "le voile intégral". Bien sûr je préfère voir les gens que de les deviner derrière le tissus mais est-ce que cela atteint ma liberté ? Non. Je ne suis pas moins libre parce que ces femmes ne se montrent pas.

Oui, il s'agit d'un signe d'avilissement vis-à-vis de la religion ou de leur communauté. Oui, cela me dérange mais dois-je pour autant espérer que cela soit interdit ? J'ai vu il y a quelques temps un moine porter des sandales en hiver, est-ce moins ou plus choquant ? Est-ce qu'elles seront plus libres sans ce voile ? Si non, comme je le pense, ne doit-on pas réfléchir à attaquer le problème sous un autre angle ?

Une femme musulmane voilée intégralement qui se promène ne ville est-elle moins libre qu'une femme sans religion, vivant à la campagne sans emploi ni moyen de locomotion, dépendante de son mari et condamnée à élever ses enfants ?

Où fixe-t-on les limites des domaines où l'on doit légiférer quand on commence à interdire des comportements non dangereux, qui n'altèrent pas les libertés des autres et qui ne portent pas atteintes à l'ordre public ?

jeudi 3 décembre 2009

Se tromper de débat

Bon depuis le temps que je vomis tranquillement dans mon coin quand on parle du débat sur l'identité nationale, il fallait que j'en fasse partager mes lecteurs.

Ainsi donc, il n'y a pas de honte à parler de l'identité nationale, il ne sera pas fait d'amalgame avec l'immigration. Non, on définit donc ce qui fait notre identité, pour nous, les français, et pour expliquer aux autres ce que c'est d'être français. Il n'est en aucun cas question de devenir français, non non, c'est aussi bien pour ceux qui le sont que pour ceux qui veulent le devenir. Ben voyons mon con.

Que ressortira-t-il de ce débat ? Ce qui fait notre unité nationale, des trucs chouette hein, évidemment. La culture, les valeurs républicaines, l'humanisme, Johnny Halliday, la tête de veau (pléonasme). À ce rythme là, on risque de se coller un gros paquets d'apatrides après le bilan, parce que j'en connais beaucoup qui ne respectent pas leur identité nationale si on la définit comme ça. Il semblerait que dans ce cas là, ça soit trop tard, qu'on aurait pas vraiment les moyens de leur faire un pays rien qu'à eux pour les dégager à coup de fourches et donc, ils resteraient français.

Pour leurs enfants, pareil, pas trop le choix, on va pas les expatriés. À la rigueur on pourra détecter dès le plus jeune âge ceux qui risquent de pas respecter l'identité nationale, mais pas plus.

Non là où c'est vraiment cool l'identité nationale, c'est pour ceux qui veulent devenir français. Ah pour ceux là, on peut se lâcher. Est-ce que t'as lu la princesse de Clèves ? Et est ce que tu peux chanter la marseillaise sur un pied ? Et est-ce que tu serais pas un peu trop auvergnat ? Un non, pas de naturalisation. Quoi ? Un rapport avec l'immigration ? Bah non, les immigrés pourront toujours rester étrangers.

Au moins, ceux qui deviendront français nous tirerons par le haut. Reste à savoir s'ils auront encore envie de demander leur nationalité. En attendant, si quelqu'un pensait y coller l'hospitalité, dans notre identité nationale, il peut plutôt se la coller ailleurs, elle n'a pas sa place dans le débat.

mercredi 11 novembre 2009

La grandeur de nos amis

On reconnaît ses amis à ce qu'ils acceptent de faire pour vous. Aujourd'hui, l'Allemagne est décidément la grande amie de la France. Accepter de célébrer l'amitié un jour de défaite, il faut une certaine grandeur pour le faire, bien plus que pour proposer une célébration un jour de victoire. Quelle belle date, le 11 novembre, un temps qui invite à la fête, le début de la fin d'une guerre qui sera rondement mené. Car le 11 novembre, c'est tout de même le début de ce qui nous mènera au traité de Versailles, qui fera reposer tout le poids de la paix sur les épaules sur l'Allemagne, ce qui contribuera sans aucun doute à créer un terrain propice au développement de l'extrémisme. Tout cela, les allemands nous l'ont pardonné en acceptant de venir fêter avec nous cette défaite, qui était également la défaite d'un monde occidental incapable de faire la paix sans humilier le peuple perdant.

Pour tout cela, je remercie nos amis allemands. J'avoue avoir un peu honte à mon identité nationale quand j'explique à mes collègues allemand que nous avons choisi cette date, je devrais peut être aller le dire en préfecture.

jeudi 22 octobre 2009

Retour de son : Yeti Lane et Polite Sleeper

Si je mets de coté certains soucis personnels, la soirée concert d'hier soir était franchement réussie. L'Émile Vache est vraiment la meilleure petite salle de lorraine à l'heure actuelle : pas cher, sympa, avec une programmation de qualité et une balance quasiment parfaite, il m'aura fallu peu de temps pour adopter ce lieu.

Après ce passage publicitaire non sponsorisé, parlons un peu du son.

Yeti Lane : ce qui vient de chez Clapping music, quand ce n'est pas excellent, c'est que c'est juste très bon. Yeti Lane, c'est une pop electro de qualité, inventive et assez douce. En concert, ils réussisse à ressortir une pop toute en nuances, ce qui est loin d'être évident. C'est beau, c'est maitrisé, c'est plaisant. Malheureusement, il manque de présence. On a l'impression que la prestation est assez studieuse, on aurait envie de sentir peut être plus d'implication, d'énergie. Il manque ce petit truc pour réussir à mous absorber complètement.

Polite Sleeper : on est presque à l'opposé de Yeti Lane, un son moins travailler, une musique plus simple mais une énergie énorme pour porter le tout, avec un chanteur charismatique. Un mélange de folk et de rock efficace, pêchu.

Au final, le mélange des deux parties a très bien pris. On y trouve tout ce qui fait une bonne soirée, inventivité, qualité des musiciens, énergie. Définitivement un bon concert.

mercredi 21 octobre 2009

La stratégie de la scission

Depuis quelques semaines, les médias reprennent régulièrement l'image d'une majorité parlementaire très critiques vis à vis de l'action gouvernementale (et donc présidentielle). Étonnant pour un parti réputé pour une certaine discipline et étudiant minutieusement sa communication. Cherchons alors des explications autre que celles très officielles de la fronde parlementaire.... et relativisons, car la fronde en question se résume à quelques propositions isolées et non reprise lors des votes.

Quels sont les hypothèses ? Depuis quelques temps, l'exécutif tient une ligne qui semble mal accepté, y compris par une partie de son propre camp (arbitrage budgétaire, nominations, népotisme, grogne de certains secteurs d'activité, en bref, c'est l'auberge espagnole de l'insatisfaction). Dans quelques mois il y a les régionales, élection locale, qui comporteront malgré tout nécessairement une part d'évaluation de la politique gouvernementale.

Supposons maintenant que, partant de ces hypothèses, on souhaite minimiser l'impact du mécontentement lors de ce scrutin. Une des solutions envisageable est de mettre en place une certaine distance entre le pouvoir national et le pouvoir local, faire comprendre que les personnes de terrain sont proches des électeurs et ne soutiennent pas forcément des décisions nationales. Coup double : vous êtes content de la politique nationale, votez pour nous ; vous êtes mécontents, nous ausis, votez aussi pour nous.

Reste que les représentants locaux ne sont pas assez audible. Par contre, les députés, qui sont élus localement, sont presque parfaitement placés pour faire passer le message. Presque ? Oui car malgré tout, l'aspect minoritaire de la fronde minimise son impact. Il faudrait pour lever les doutes trouver un sujet où le gouvernement pourrait offrir une victoire aux députés. Les banques pourraient payer les services rendus sur l'autel de la communication pour les régionales.

mercredi 14 octobre 2009

Au dessus des soupçons

Koz tente un parallèle bref mais audacieux, entre Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy. Non, le lien entre les deux n'est pas que le second pourrait être l'amant du premier (ou vice-versa), que vous êtes taquin ! Non, pour Koz, les deux se sont mis dans une situation où ils s'exposaient au soupçon. De profiter du nom de sa famille pour l'un, de complaisance envers un acte pédophile du fait de ses mœurs pour l'autre (je vous laisse à titre d'exercice retrouvé qui est soupçonné de quoi, attention, on pourrait croire qu'il y a un piège).

Koz le dit lui même : un politique n'écartera jamais tout soupçon. Mais il lui appartient de ne pas lui donner prise. Ne pas donner prise… Revenons au cas Mitterrand, si j'ai trouvé sa défense de Polanski contestable, j'ai trouvé honteux le procès fomenté sur des écrits sortis de leur contexte et instrumentalisés. L'action était contestable, les arguments pour demander la démission aussi. Frédéric Mitterrand est donc resté et c'est tant mieux. Même si ses choix (notamment pour la défense de l'industrie culturelle) peuvent être discutés, sa connaissance de la culture lui donne un crédit qui a même pu servir à justifier son soutien à Polanski. Faire le raccourci entre le tourisme sexuel et la pédophilie est indigne de tous ceux qui ont utilisé cet argument (et j'avoue ma déception devant le nombre de personnalité de gauche ayant relayé ce discours).

Regardons ce que l'on reproche à Jean Sarkozy maintenant. Ne parlons pas de la légitimité (au sens premier, celui du respect du droit) : la nomination de Sarkozy fils à la présidence de l'EPAD est tout à fait légale, et (heureusement) il n'a pas fallu légiférer en urgence pour le permettre. On pourrait disserter sur le confort assuré au jeune Jean lors de ce scrutin, mais évitons les polémiques inutiles.

Le choix de Jean Sarkozy est-il pour autant souhaitable pour la société ? Est-ce le meilleur choix si l'on évalue les qualités des différentes personnes pouvant être nommé à ce poste ? N'y a-t-il personne qui pourrait être intéressé par cette fonction et qui maitriserait mieux les dossiers qu'un jeune élu, qui n'a aucun diplôme et qui devrait plutôt songé à son avenir professionnel ? Ici, les critiques sont celles des compétences et de l'expérience. On peut regarder les faits sans connaitre le nom de l'intéressé, sans connnaître sa vie privée et douter.

Frédéric Mitterrand pouvait de bonne foi penser qu'il serait juger en tant qu'homme politique, sans que l'on juge ses actions en tant que ministre en fonction de son comportement privé. Peut être également que Jean Sarkozy a pensé que cela ne choquerait personne qu'un jeune de 23 ans, étudiant et entourés de politiques chevronnés soit désigné pour prendre la présidence d'un organisme important. Si c'est le cas, il est d'une naïveté qui font qu'il ne mérite clairement pas cette présidence. Dans le cas contraire, il est étonnant qu'il ne mesure pas que sa candidature n'est pas la meilleure pour ce poste.

mardi 13 octobre 2009

Népotisme ?

Maintenant que l'on a bien rit avec Jean Sarkozy et le #jeansarkozypartout, reprenons un instant nos esprits et demandons nous s'il s'agit de népotisme.

Il est clair que, comme l'a dit nombre de ses soutiens, Jean Sarkozy est talentueux. Assez talentueux pour enfin faire sa deuxième année de droit à l'âge où l'on termine son master. admettons, à raison, que juger quelqu'un en fonction de son cursus est un procédé inélégant.

L'homme a forcément un talent politique, la preuve il a été élu du peuple, ce qui lui confère un avantage sur beaucoup d'hommes politiques. Et pour obtenir ce poste, il a dû batailler ferme, à n'en point douter. Gagner des cantonales dans les Hautes-Seine, ce n'est pas parce que même une huître étiquetée UMP pourrait le faire que c'est facile.

Pour être plus direct et euphémique, il semble quand même clair que l'enfant prodigue tant annoncé ait tout de même profiter d'un contexte plutôt favorable pour lancer sa jeune carrière.

Malgré tout, doit-on parler de népotisme ? Honnêtement, je doute même si à vrai dire je préférerais. Car finalement, si tout cela était directement dirigé de l'Élysée, le système en place aurait le mérite d'être clair et facilement explicable : le chef de la majorité, président de la République et figure influente des Hauts de Seine, userait et abuserait de son influence pour placer la famille. C'est honteux, c'est dégueulasse mais on a une cible présidentielle toute trouver, les autres maillons de la chaîne seraient uniquement coupable de faiblesse.

Supposons, ce qui me semble tout à fait probable, que ça ne soit pas le cas. Supposons un seul instant que sans demande explicite de notre Président, notre Jean tout puissant ait décidé de demander humblement à ses partenaires de jeu du conseil général, s'il pouvait avoir un autre titre un peu ronflant, sans intervention de papa. On connait la réputation du grand chef pour récompenser ceux qui agissent bien et brimer ceux qui déçoivent. on peut imaginer qu'il soit tentant de faire plaisir à la famille. Doucement se mettrait alors en place un système où les courtisans devance les demandes. Je vous l'avais dit, le népotisme est certainement la solution la plus agréable pour notre République.

jeudi 1 octobre 2009

7 songs (9)

Premier jour de congés, il est tant de mettre un peu de son.

  • Clubbed to Death - Rob Dougan : histoire de commencer en douceur, un petit peu long, un petit trop attaché à Matrix, ça n'en reste pas moins un morceau très bien construit, assez sombre et accrocheur.
  • I believe in a thing called love - The darkness : non ce n'est pas une blague. J'adore ce morceau, légèrement kitsch, avec des guitares hurlantes et une voix suraigu qui agissent comme une machine à remonter dans le temps.
  • Arcady - Pete Doherty : Pete Doherty est desservi par son statut de people. Son dernier album est juste, touchant, superbe, si vous ne gardez de lui que l'image d'un junky qui amuse la gallerie entre deux frasques de Paris Hilton, oubliez tout ça et écoutez.
  • Hexagone - Renaud : J'ai repris une claque en écoutant ce morceau, un truc à vous confirmer que la vieillese est un naufrage. C'est impossible que le même gars ait pu sortir MAnhattan - Kaboul ensuite. Le véritable Renaud est mort et conservé dans l'alcool, je ne vois aucune autre explication.
  • Running up that hill - Thomas Mery, The desert fox : une reprise d'un classique de Kate Bush, qui avais été (mal) remis au goût du jour par Placebo. Une version plus intimiste, pas meilleure ou moins bonne que l'originale, juste un différent regard. Sur un excellent album de reprise qui plus est.
  • Mike Kalinsky - Clem Snide : J'aime bien Clem Snide, c'est de l'indépendant assez classique mais il y a toujours un petit truc qui fait que j'accroche
  • B.O.B. - Outkast : oui oui oui, c'est du rap (tendance varieté en plus) mais bon, ça bouge bien mon cochon ! Et pour finir en beauté, rien de tel.

Et maintenant... Le son :

samedi 26 septembre 2009

Retour de son : Blockshot et The bitter tears

Il est 23h30 hier soir, je retourne tranquillement vers ma voiture, la soirée a àtà bonne. La soirée, c'était un concert à l'Émile Vache à Metz, avec à l'affiche Blockshot et the bitter tears.

En première partie, Blockshot, un quatuor allemand (basse, batterie, guitare/chant, piano/chant) quasiment entièrement féminin (sauf le clavier), a assuré l'essentiel. Un rock électro efficace à défaut d'être original, une mise en scène classique (l'Émile Vache n'est pas le Zenith non plus, ça limite les déplacements), un peu brouillon par moment. Pas de quoi laisser un souvenir inoubliable mais de quoi passer un bon moment. Un petit set de 45 minutes et puis s'en va. Jusque là c'était une soirée correcte.

Arrive ensuite, the Bitter tears, 5 musiciens de Chicago, avec une base batterie, basse, guitare, clavier et un touche à tout capable de passer des cuivres à la flute en passant par une 2e guitare. Le chanteur est en mini-jupe et bas noirs, visage maquillé, normal... Le batteur en robe et perruque blnde, ok. Les autres membres en villageois redneck, tout va bien. Et là, je prends une claque, du rock matiné de folk de qualité, des textes drôles, une présence énorme, le tout avec une énergie énorme. Les bougres sont drôles en plus, pendant ou entre les chansons, tout se passe nickel. Mention spéciale à l'Émile Vache qui leur a calé une balance de qualité. La très bonne surprise de la soirée donc, avec un petit regret tout de même, les albums n'ont pas la même pêche et la même folie que le live, mais c'est là un écueil classique.

samedi 12 septembre 2009

Promo du jour

Il y a des jours où à force de dire des conneries, on se dit qu'on ferait bien de les organiser. C'est dans un jour comme celui-ci qu'est né la "promo du jour". Le concept est simple, des conneries en 140 caractères maxi sur l'actualité, sous forme de réclame de supermarché. Ca se passe pour l'instant sur twitter et sur facebook, et pour l'instant j'arrive à me tenir à un rythme de publication assez correct.

mardi 25 août 2009

7 song (8)

Comme c'est quand même la période des vacances, même pour les braves qui bronzent à la lumière des diodes des moniteurs, on va bloguer leger, pour ne pas risquer le claquage dès la reprise. 7 songs donc, plusieurs mois après le dernier exercice. Au passage, je suis passé de Deezer à Jiwa, en récompense à la lèche des premiers au major lors du dossier HADOPI. Prêt, feu :

  • Wlakie Talkie Man - Steriogram : le chant le plus rapide de l'ouest, de l'énergie pure, 2 minutes 13 qui passe à une de ses vitesses, et l'envie irrésistible de faire tout plus vite en l'écoutant.
  • Artificial Light - Rainer Maria : ça sonne légèrement comme un tube des années 80 que l'on aurait laissé de coté alors que pas du tout. J'adore cetet voix en rupture, l'efficacité de la musique.
  • The nurse who loved me - Failure : Un personnage malade, coupé de la réalité, le tout porté part une ballade rock assez classique, j'avais prévenu, c'est l'été (et c'est quand même bien bon)
  • The gossip - Are you that somebody : Oh une reprise, oh, Gossip la hype du moment (justifiée, achetez en, c'est très bon), ouais, définitivement, c'est l'été. Ca sent encore le r'n'b, mais on a réussi à y coller un arrangement le rock qui red le tout plus que supportable. Et merde, Beth Ditto, quelle voix !
  • Alain Bashung - Bijou Bijou : parce que parfois, quand on fait tout merdé, ça rend triste. Un peu de tout ça dans ce morceau, qui est capable de me coller les larmes aux yeux... Mais y'a pire.
  • Johnny Cash - One : Oui, encore une reprise, mais celle là elle finirait par nous faire croire que U2 a tout piqué à celui à qui on devrait penser en premier quand on parle de Johnny. Plaisir lacrymal.
  • Lou Reed - Street Hassle : Un OMNI pour finir. 10 minutes ailleurs, transporté par les violons, les choeurs et la voix de Lou Reed. C'est interminable et la ligne de violon est entêtante. Cha la, la la la.

En musique (j'ai beau faire ma faignasse, je me casse encore un minimum pour vous) :

mercredi 29 juillet 2009

prescience et HADOPI

Bon, il faut se rendre à l'évidence, un jour, une version de HADOPI ne sera pas rejetée par le conseil constitutionnel. Il faut les comprendre aussi. Ils sont pas tout jeune au conseil constitutionnel, leurs petits yeux fatigués souffrent à la lecture de cet amas de connerie, un jour, ils vont craquer.

Que va-t-il advenir de nous ce jour là ? Je sais que tu en trembles d'avance, ami lecteur et pirate en herbe qui ne filtre pas paquet par paquet les trames qui sortent de ta boiboite internet. Comme me le disait l'autre soir Paco Rabanne, il est quand même beaucoup plus simple de prévoir le futur d'une loi et de ce que les politiques en diront que de prévoir l'avenir de la station Mir. C'est pourquoi, ami lecteur, je te propose en avant première les suites de la loi HADOPI. Il s'agit d'un bootleg que obtenu lors d'une repérsentation devant un oracle, pas sûr donc que tout cela soit très légal, mais je les partage pour que nous puissions ensemble profiter de nos derniers instants de liberté :

  • Pour passer le conseil constitutionnel, les députés ont abusé de permission dans la coupure d'accès initialement prévu. Il apparait à la lecture du texte que globalement, l'internaute pénalisé pourra utiliser sa ligne comme avant, sauf qu'elle sera coupée. Ça semble con dit comme ça mais en fait dit autrement, ça le serait tout autant, il y a des vérités immuables.
  • Les FAI s'arrachent les cheveux pour savoir comment autorisés un accès partiel mais presque complet quoique restreint. Ils plantent des aiguilles dans des poupées vaudous à l'effigie Frédéric Mitterrand.
  • Les premiers courriels de menaces arrivent. Les FAI doivent faire face à de nombreuses demandes d'abonnés qui, pris de panique, ont sectionné le cable d'accès à internet avant de se demander s'il n'y avait pas une sécurisation moins radicale.
  • Je reçois mon premier mail d'avertissement. GMail le classe directement en SPAM, je ne me rends compte de rien.
  • Je reçois un 2e mail d'avertissement. Cette fois je le remarque, uniquement parce que la publicité pour l'extenseur de pénis située juste au dessus a retenu mon attention. Le soir même, je télécharge l'intégrale de Dalida, c'est vraiment par esprit de provocation (et pour faire chier Orlando).
  • Mon facteur me propose un recommandé que je refuse. Il est un peu gêné.
  • Je finis par aller chercher mon recommandé à la poste, c'est que j'ai participé dernièrement à la grande loterie, après avoir vu la pub télé avec Philippe Risoli, et je me dis que si ça se trouve, le recommandé m'annonce que j'ai gagné.
  • Fausse joie, c'était HADOPI. Ils me préviennent que des téléchargement qui sembleraient illégaux ont été effectués à plusieurs reprises depuis ma ligne. Je regarde mon chien d'un regard accusateur. Il va dans son panier la queue entre les jambes. Les Border Collies sont trop intelligents... et le copyright de 30 millions d'ami trop restrictif.
  • Je dois passer au tribunal dans 17 mois et 14 jours. Je stresse, on doit mettre quoi pour aller au tribunal ?
  • 17 mois et 14 jours plus tard, le juge a la grippe A, audience reportée.
  • Je passe finalement 3 semaines plus tard. Le juge me condamne a une suspension d'accès de 3 mois, je dois toutefois toujours avoir accès aux sites gouvernementaux, à mon mail et aux sites d'information (sauf ceux de France télévision, pour éviter les tentations).
  • Je continue de surfer comme tous les jours, faute de solution technique efficace.
  • En lisant LeFigaro.fr, j'apprends de la plume de Frédéric Mitterrand qu'HADOPI ets un succès : de nombreuses personnes comprennent, grâce au dispositif pédagogique, qu'Internet n'est plus une zone de non droit. Les fauteurs ne se plaignent pas de eur sanction, ce qui prouve qu'ils comprennent que ce qu'ils ont fait est mal.
  • Les lobbys de l'industrie audiovisuels attendent fébrilement la mise en place d'une licence globale, les ventes n'ayant pas repris depuis la mise ne place d'HADOPI. Grâce à cette nouvelle disposition, ils pourront soutenir le gouvernement en affirmant que le dispositif est un succès qui va permettre de sauver la création. Avec un peu de chance, le dispositif sera même ne place avant la sortie de "Les Chtis 2, ils reviendent".

Comme citoyen et comme ministre de la Culture et de la Communication, je ne veux pas qu'on traîne dans le caniveau des pirates 'l'atmosphère, atmosphère' d'Arletty, le 'c'est dégueulasse' de Jean Seberg dans A bout de souffle, la biscotte de Michel Serreau dans La cage aux folles.

Frédéric Mitterrand

N'ayez crainte monsieur Mitterrand, vous leur évitez le caniveau des pirates, vous les élevez même au niveau de Kafka.

mardi 28 juillet 2009

Malaise à la cour des comptes

La cour des comptes avait pointé les dépenses trop importantes de l'Élysée, notamment à cause d'un trop grand nombre de voyages officiels. N'écoutant que son courage, notre président a mis sa santé dans la balance pour remettre de l'ordre dans tout ça. Bravo, monsieur le Président.

mardi 21 juillet 2009

HADOPI en différé de l'assemblée

Allez, juste deux petites citations pour le plaisir:

Monsieur le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand :

Pendant que nous parlons, le piratage continue

À quoi on serait tenté de répondre : avez vous essayé de vous taire ?

Et Patrick Bloche :

Ce n'est pas de la démagogie, c'est le conseil constitutionnel

Effectivement, si la majorité confond les deux, ça sent le futur succès lors du deuxième passage devant le conseil !

Sur le fond, rien de neuf.

vendredi 3 juillet 2009

Liste noire

Nicolas Sarkozy, Dominique Bussereau et la démagogie sont fiers de vous annoncés la naissance de la liste noire mondiale, fruit d'une catastrophe qui, à défaut d'être respectée, permettra une nouvelle fois de se foutre de la gueule du monde. Ainsi les deux ont de concert (malgré un léger canon) bravé devancés d'éventuelle analyses pour proposer une liste noire mondiale. Une vache de bonne idée, je propose qu'on aille plus loin en empêchant les vols qui vont se crasher de voler, quitte à faire de la démago de bas étage, autant se lacher.

Démago ? Oui, car la compagnie Yemenia n'était même pas foutue d'être sur une ligne noire européenne (la communauté comorienne étaient assez énervé à cause de cela). Du coup on se cache en disant que c'est parce que les autres sont moins sérieux que nous, en oubliant que l'on avait pris aucune précautions. Démago également car on se moque même de connaître les causes pour réagir.

mercredi 24 juin 2009

Reviens demain j’ai un tampon

Kwyxz nous présente un auteur français à la mode :

Guillaume Musso est actuellement le deuxième auteur le plus vendu en France (je vous laisse deviner qui est le premier) et ses livres, traduits dans une trentaine de langues, font tous ou presque l’objet d’adaptations cinématographiques. […] Et quand je lis les titres des bouquins:

  • Et après…
  • Sauve-moi
  • Seras-tu là ?
  • Parce que je t’aime
  • Je reviens te chercher
  • Que serais-je sans toi ?

J’ai surtout envie de me barrer en courant.

C’est déjà génial comme ça, ça fait vendre et tout, mais il manque du participatif opur rafler la première place à Marc Levy, alors toi aussi, propose ton titre de bouquin à Guillaume. Je me suis lancé avec trois propositions:

  • Je t’attendrai ;
  • Reviens nous vite ;
  • Il était temps.

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